Un + Un

Le système astrologique est un ensemble cohérent. Il s’articule selon des principes qui établissent une architecture.

Parmi ceux ci, il y a la dualité que l’on doit appréhender non comme une division mais comme une complémentarité, un dialogue. Le masculin, le féminin, le jour et la nuit. Des paires que l’on peut parfois également associer entre elles, ce qui donnent des séries de doubles paires, des groupes de quatre éléments.

Par exemple, pour les planètes on a les couples : Soleil-lune, Mars-Vénus, Jupiter-Saturne. Ce qui correspond à une dualité masculin-féminin, yang et yin.

Mercure rompt avec cette dualité en présentant un caractère androgyne, unitaire. Toutefois étant donné sa nature, il est aussi cet élément dont la fonction est de faire du lien, ce qui implique également deux termes. On le dit planète des médias, très présent également dans les phénomènes de médiumnité et chez les artistes. Mercure est le messager véhiculant une information d’un point à un autre.

Dualité, ou parité, que l’on retrouve également dans les signes et maisons (M). Ceux-ci étant tous les douze disposés en un cercle, chacun a un vis à vis.

  • Bélier (M1)-Balance (M7)
  • Taureau(M2)-Scorpion(M8)
  • Gémeaux(M3)-Sagittaire(M9)
  • Cancer(M4)-Capricorne(M10)
  • Lion(M5)-Verseau(M11)
  • Vierge(M6)-Poisson(M12).

L’intérêt de ce rapprochement est qu’il donne du sens et permet de considérer que chaque élément doit être pris en fonction de plusieurs autres.

Je vais prendre un exemple, le couple Gémeaux/Sagittaire, pour illustrer la façon dont ceci fonctionne.

Ces deux signes ont en commun une certain appétit pour la connaissance. L’un et l’autre sont curieux de nature. La nouveauté, l’inconnu, est leur moteur. Ils aiment bien le changement et sont très peu à l’aise avec les habitudes, la répétition. Tous deux ont besoin de considérer que le monde est ouvert et que demain est , doit être un jour différent.

A ce titre, il sont les deux faces d’une seule pièce. Pourtant, dos à dos, il ne regarde pas dans la même direction.

Le Gémeaux, signe d’air, étudie le fait pour le fait. Au premier chef, il ne soucie pas de leur cohérence, du possible sens que les données récoltées peuvent avoir. Il juxtapose, collecte, rassemble, sautant d’un point à un autre dans des domaines très variées, avec un sens du grand écart intellectuel qui frise l’exploit. Il ne juge, ni ne jauge, ni ne soupèse et n’a aucun problèmes avec les extrêmes. Tout se situe dans un environnement plus ou moins mental, une périphérie avec lequel il n’opère pas véritablement de séparation. Il a cette faculté de pouvoir résonner à l’unisson de l’élément à connaitre, comme s’il en adopté instantanément les qualités.

Le Sagittaire, au contraire, puise ses connaissances dans les horizons lointains. La proximité ne l’intéresse que si elle peut être mise en perspective d’une globalité plus importante. C’est le général qui le suscite, pas le particulier, les lois plutôt que les règles. Il se soucie beaucoup du sens et de son adéquation avec celui-ci. Il a besoin de s’accorder à une philosophie de vie, qu’elle lui soit personnelle ou héritée. Signe de feu, sa vitalité se mesure à son besoin d’objectif, de cohérence et d’espérance.

Avec cet exemple, je veux illustrer le fait qu’une dualité est une polarité. Les deux pôles sont complémentaires. Je parle bien ici d’énergie et de son territoire d’expression, non de tempérament. Bien évidemment qu’un soleil en Sagittaire ou en Gémeaux peut revêtir certaines de ses qualités, mais un thème astral ne se résume pas au signe solaire, beaucoup d’autres nuances ont leur importance.

C’est comme si chaque énergie, pris isolement, avait une faille, une faiblesse. L’astrologie, avec sa roue zodiacale, indique quelle énergie est le complément de l’autre.

Et cela fonctionne à tous les coups. Prenez par exemple les médias main stream. Ceux-ci se situent dans l’énergie du Gémeaux. Une actualité qui meurt chaque soir, toujours remplacer par celle du moment. Multitudes qui s’occupent peu du sens et de philosophie et laissent le spectateur dans une forme de chaos bruyant et incohérent.

A l’inverse, les religions : rituelles, dogmatiques, idéologiques. Rassurantes mais peu ouvert sur la modernité, privilégiant le sens global plutôt que la diversité.

L’excès d’un terme empêche l’expression de l’autre. Plus les polarités se figent en elle même, plus elles s’écartent, et c’est à cloche pied que l’on continue à courir.

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